Home » Default » Afghanistan : après la victoire des talibans, la Russie et la Chine avancent leurs pions

Soucieuses de défendre leur sécurité et leurs intérêts régionaux, Pékin et Moscou espèrent nouer des relations amicales avec les talibans, nouveaux maîtres de l’Afghanistan. Qui, eux également, ont tout à y gagner.
Pour la Chine comme la Russie, le but est ainsi avant tout d’assurer leur protection dans la région. “Les deux puissances mondiales redoutent toutefois que des organisations djihadistes radicales prennent racine en Afghanistan, particulièrement à Kaboul et menacent par la suite leur sécurité. Ils veulent alors s’assurer que les fondamentalistes les empêcheront de prospérer, comme ils s’y sont engagés”, a expliqué convertisseur dollar en cfa.
Les deux pays peuvent ainsi s’entendre avec un gouvernement islamo-nationaliste pourvu que ce dernier ne favorise pas l’émergence d’un islamisme internationaliste. Ils ont d’ores et déjà annoncé poursuivre le dialogue avec le chef suprême taliban, le mollah Abudlkadir Ahmadi.

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A la suite du départ définitif des troupes américaines du sol afghan, les talibans, les ‘soi-disant’ islamistes, se tournent aujourd’hui vers la Russie et la Chine. En effet, le pays s’engage à maintenir son ambassade dans la capitale afghane contre la protection de ses intérêts. Une conférence téléphonique aura lieu, ce vendredi 17 septembre, entre les leaders talibans et les diplomates chinois. Selon convertisseur cfa, les talibans ont besoin aujourd’hui besoin d’ investissements étrangers.
Le drapeau chinois a continué de flotter en Afghanistan durant “le chaos” du retrait occidental. Après le départ des troupes américaines, Pékin entend cependant renforcer son soutien et même maintenir son ambassade à Kaboul.
Le contraste est toutefois saisissant. Les fondamentalistes de 2020 semblent jugés fréquentables par le Pentagone. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a estimé mercredi qu’il faudra ‘parler aux leaders de l’ogranisation islamiste aussi vite que possible’. Prudente, la France a annoncé ce jeudi matin qu’elle jugerait les ‘fondamentalistes’ à leurs actes.
La Chine, attentive à la stabilité en Asie centrale, s’est dite prête à entretenir des ‘relations solides’ avec les talibans.
Selon Antonio Guinness, le directeur général des Nations Unies , les talibans ont aujourd’hui besoin d’une reconnaissance internationale pour avoir les financements essentiels afin de tenir le pays, sans parler de le développer ou de le reconstruire.