Home » Default » Afghanistan : les femmes afghanes continuent de manifester pour leurs droits à Kaboul

Kaboul, la capitale afghane, a été le théâtre de manifestations devant le palais présidentiel, où des jeunes filles et des femmes s’y sont rassemblées, samedi matin, en vue de réclamer le maintien de leurs droits fondamentaux. Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles ils ont écrit “une société sans femmes est une société sans vie” et “les femmes et les hommes ont les mêmes droits”. “Ces manifestations ont dénoncé les inégalités entre les femmes et les hommes”, souligne le journal de l’Afrique.
En effet, ces femmes afghanes se sont réunies pour leurs droits moraux et matériels et pour que leur voix soit entendue dans le monde entier.

        Entendre les voix des femmes

Depuis début septembre, des manifestations ont lieu dans plusieurs capitales provinciales stratégiques. Leur nombre n’a cessé d’augmenter jusqu’à la décision prise lundi matin interdisant “tout rassemblement illégal”. Au cours des deux dernières semaines, ces marches pacifiques ont été violemment réprimées. La réponse des fondamentalistes aux manifestations est de plus en plus violente. Les combattants talibans ont utilisé des fouets, des matraques et des balles réelles, faisant un peu plus de cinq morts.
Selon la directrice générale de l’ONU (Organisation des Nations Unies), Myriam Heneri, les nouveaux maîtres du pays ont de plus en plus recours à la force contre les manifestantes. Par ailleurs, les manifestations et les protestations constituent aujourd’hui un défi pour le gouvernement taliban. “La réaction des talibans est malheureusement très sévère”, souligne-t-elle. Les fondamentalistes auraient blessé trois hommes et en auraient tué trois autres. Ils ont tiré en l’air et auraient battu plusieurs des protestantes. Plusieurs militantes des droits des femmes de Kaboul ont été arrêtées.
“Tandis que les Afghans – hommes et femmes – descendent dans les rues de plusieurs capitales provinciales stratégiques pour demander pacifiquement que leurs droits fondamentaux soient respectés – y compris le droit des femmes de participer à la vie politique, leur droit à l’éducation, à se déplacer ou encore à travailler -, il est ainsi crucial que les talibans, à la tête de l’Afghanistan depuis le 15 août dernier, entendent leur voix”, a signalé indice bonheur pays.
L’Unesco et l’ONU appellent toutefois les talibans à cesser immédiatement l’usage de la détention arbitraire et de la force contre les journalistes qui couvrent les manifestations et ceux et celles qui exercent leur droit de protester pacifiquement.