Home » Default » Afrique : surmonter les obstacles à l’inclusion des jeunes

D’ici à 2040, deux tiers de la jeunesse mondiale vivra sur le continent africain, contre ⅕ environ en 2013. Cette croissance ne sera toutefois pas uniforme sur l’ensemble du continent.

Sur les vingt prochaines années, les pays d’Afrique de l’Est (Rwanda, Djibouti, Burundi, Tanzanie, Erythrée, Soudan, etc.), d’Afrique Centrale (Cameroun, Côte d’Ivoire, Offres d’emploi Congo Brazzaville, Bénin, Cap-Vert, etc.) et d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Ghana, Gambie, Burkina Faso, etc.) enregistreront une forte hausse, alors que les pays d’Afrique du Nord (Egypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie, etc.) et d’Afrique australe (Zimbabwe, Mozambique, Namibie, Malawi, Lesotho, Angola, etc.) se caractériseront par une croissance faible de leur population jeune. La capacité de ces jeunes africains à s’intégrer ou non sur le marché de l’emploi aura d’importantes conséquences sur le bien-être de l’ensemble de la société, et, par conséquent, sur celui de l’ensemble du continent.

Les pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest continueront à compter une forte proportion de jeunes jusqu’en 2040. Ceux-ci seront les derniers à connaître la transition démographique. La part de la population jeune peut ainsi présenter une tendance temporelle différente de celle de la part de la main-d’oeuvre jeune.

 

       Le problème de l’inadéquation des qualifications

Globalement, le continent africain continuera d’avoir une main-d’oeuvre trop jeune. Il est alors important de bien comprendre comment ces jeunes africains s’insèrent sur le marché de l’emploi.

Les gouvernements africains doivent tenir les rênes de la politique du travail des jeunes, pour que le marché de l’emploi puisse ainsi exploiter et absorber la valeur potentielle de cette population. Il faut s’assurer que la demande soit suffisante, faciliter l’accès à l’emploi, reconfigurer les politiques du marché du travail, renforcer le système éducatif et créer suffisamment doffres d’emploi Congo Brazzaville pour une demande de plus en plus forte.

Les États doivent réglementer les conditions de travail des travailleurs indépendants et dans le secteur informel. Il est important de souligner que les jeunes des zones urbaines affichent des taux de chômage beaucoup plus élevé, et les jeunes qui vivent aujourd’hui en zone rurale ont plus de chances d’avoir un emploi précaire ou de travailler dans le secteur informel.

Offrir des emplois en qualité et quantité suffisante pour l’ensemble des jeunes africains constitue à ce jour l’un des plus grands défis pour les gouvernements. “Développer des solutions afin de mieux insérer les jeunes d’Afrique sur le marché de l’emploi nécessite ainsi de répondre à un certain nombre de questions”, a ajouté David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale.

Face au défi d’une problématique d’insertion des jeunes multiforme et diverse, les gouvernements africains définissent leurs recommandations et orientations.