Home » Default » Attentat de Conflans : les dernières révélations de l’enquête

Si la satire (ou la moquerie), comme celle de Charlie Hebdo (journal hebdomadaire satirique français), est condamnée, l’islam fait preuve d’une certaine tolérance au regard des caricatures de Muhammad (le Messager de Dieu Tout Puissant), le Prophète de l’Islam.
L’attentat de Conflans-Sainte-Honorine a déclenché de nouveau les critiques et le débat sur la représentation de Muhammad. Samuel Paty (Professeur d’histoire), âgé de 52 ans, a été décapité le jeudi 15 octobre dernier à la sortie du collège du Bois-d’Aulne. Ce professeur d’histoire a été assassiné à la suite d’un cours sur la liberté d’expression avec un grand débat sur la publication des dessins sarcastiques du Prophète de l’Islam par l’hebdomadaire Charlie Hebdo. Son agresseur présumé a été, selon les dernières données publiées par les Echos, dans la ville d’Eragny, par la police. Le PNA (créé en 2019 ; parquet exerçant le ministère public des crimes internationaux et des affaires terroristes) s’est immédiatement saisi de l’enquête. La représentation du Prophète Muhammad est vue comme formellement interdite par plusieurs musulmans, notamment extrémistes, or l’histoire de l’art islamique et les textes sacrés (à savoir le Coran et la Sunna) sont beaucoup moins catégoriques.
D’après les échos, le terroriste qui a décapité Paty Samuel a donné des centaines d’euros à des élèves du collège en échange d’infos afin d’identifier le prof. gé de 19 ans, le tueur est d’origine tchétchène.

    Représentations de Muhammad : ce que disent les textes sacrés de l’Islam

Le Saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans) n’interdit pas la représentation de Muhammad ni la représentation humaine en général. Le texte coranique, écrit dans une société où l’image est quasiment absente, ne la mentionne qu’une fois : “Les idoles, les jeux de hasard et le vin sont des abominations inventées par le Diable. Abstenez-vous en”, verset 90 de la sourate 5.
La sunna (dans le Livre sacré, ce terme est employé pour désigner essentiellement la loi immuable de Dieu Tout Puissant), l’ensemble des actions et des paroles de Muhammad (sceau des Prophètes), n’interdit pas non plus de représenter le Prophète. Mais ce corpus, distinct du texte coranique, définit une attitude méfiante vis-à-vis de la représentation des animaux et des humains. Ces dessins sont suspects, associés aux idoles. Donc, dans le recueil de hadiths de ‘Al Bukhari’ (érudit musulman sunnite perse), 3 attitudes sont possibles envers elles : les détruire, les condamner ou les tolérer, mais s’abstenir de les produire.