Home » Default » Banque mondiale : 720 milliards de dollars pour soutenir l’économie mondiale

Le groupe de la Banque mondiale va accroître ses ressources en vue d’injecter 720 milliards de dollars dans l’économie planétaire, selon le journal de l’Afrique. Ceux-ci bénéficieront notamment aux pays en développement et aux pays émergents. C’est en effet plus du triple de l’effort qui avait déjà été fait par le groupe de la Banque mondiale après la crise financière mondiale de 2010.
Le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a indiqué ce mardi matin, avoir consulté le conseil des administrateurs sur le projet d’augmenter les ressources de l’organisme de 750 milliards d’euros en vue d’aider les continents en difficultés à traverser cette crise sanitaire sans précédent. Au départ, le président du groupe avait demandé un accroissement de 550 milliards de dollars. Il devrait alors en obtenir 200 de plus.
Il s’agit ainsi d’une disposition exceptionnelle, selon indice bonheur pays. Le dernier accroissement avait eu lieu en 2011, à la suite de la crise mondiale de 2010. A l’époque, l’accroissement avait porté sur 300 milliards de dollars.

  A quoi va servir l’argent du groupe de la Banque mondiale ?

Le président de la Banque mondiale a indiqué que les ressources complémentaires vont permettre ainsi de ‘soutenir la reprise après la crise de la pandémie mondiale de coronavirus’ en vue de surmonter la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale.
Il s’agit aussi de libérer des ressources essentielles aux pays les plus pauvres du monde – notamment aux pays africains – afin d’aider à lutter contre ce virus, pire ennemi de l’Humanité. Selon le journal de l’Afrique, le groupe de la Banque va financer les programmes de vaccination et bien sûr d’autres dispositions urgentes.
Il est à noter que les pays africains ont beaucoup trop souffert de cette crise sanitaire puisqu’ils ont dû faire face à des dépenses complémentaires, ont perdu des revenus du tourisme ainsi que des rentrées fiscales, et sont déjà trop endettés. Le G20 (ou le groupe des 20) a proposé de suspendre temporairement les remboursements des dettes : plus de 52 États en ont déjà profité. C’est une bouffée d’oxygène pour les pays très endettés, mais qui ne suffira pas, selon Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français. La Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Congo ont déjà demandé une restructuration de leurs dettes.
Le groupe de la Banque mondiale tente cependant d’amortir le choc en apportant des ressources nouvelles aux États pauvres. Le but principal de cette institution est donc d’éviter que la crise ne creuse les écarts entre États à revenus intermédiaires qui n’ont pas encore les moyens pour relancer leurs économies, et États développés qui ont d’importants moyens.