Home » Uncategorized » Congo-Brazzaville : interdiction des taxis-motos à la circulation

À partir du 1er décembre 2020, les motos taxi sont désormais interdites à circuler dans la capitale congolaise selon le communiqué publié par la police nationale. Le colonel Delphin Didas Yobi, le directeur général de la police, a assuré lors de son échange à propos de ce type de transport avec les syndicats des transporteurs en commun, qu’il est temps de recadrer cette situation en interdisant temporairement leur accès dans les grandes villes dont la capitale congolaise, Brazzaville, jusqu’à la mise en place d’une réglementation.
Parmi les mesures que compte prendre le gouvernement à l’égard des jeunes, la mise en place de plusieurs offres d’emploi au Congo-Brazzaville permettant de garantir un travail décent pour les jeunes chauffeurs de taxis-motos.

Recadrage des taxis-motos

Selon le directeur général de la police, le gouvernement compte recadrer la situation des taxis-moto au niveau des grandes villes et surtout au niveau de la capitale. Il est important de mentionner que Brazzaville dénombre plus de 1000 taxis motos. En effet, l’accroissement du nombre de ce type de transport est dû au manque de stratégie favorisant la lutte contre le chômage au Congo-Brazzaville, ainsi que la faiblesse des infrastructures de transport.

D’après les chiffres révélés par le ministère du transport, les moto-taxis constituent plus de 60 % des transports en commun. Ce type de transport a pratiquement envahi le secteur des transports urbain et inter-urbain.
Si on demande à ses jeunes qui travaillent dans ce type de transport, qu’est-ce qui t’attire vers ce métier, ils répondent directement que par manque d’offre d’emploi. En effet, plusieurs de ces jeunes assurent qu’ils sont diplômés, toutefois la grande majorité de ces transporteurs n’ont même pas été à l’école.

L’avantage du moto-taxi

Il suffit de circuler dans la capitale congolaise afin de remarquer les carrefours qui grouillent de ces moto-taxis. Par manque d’emploi décent, les jeunes congolais préfèrent se lancer dans ce travail en prenant les rues de la capitale congolaise en otage. Néanmoins, la plupart d’entre eux conduisent sans permis, en prenant le risque de transporter plusieurs personnes à longueur de la journée sans même avoir les notions élémentaires du code de la route.

L’avantage de ce type de transport est d’éviter les différents problèmes d’embouteillage surtout au niveau de la capitale. En effet, les motos pouvant se faufiler entre les voitures constituent le moyen de transport privilégié afin d’avancer sur les offres d’emploi au Congo-Brazzaville.