Home » Default » Coronavirus : après la découverte du variant Delta (indien), doit-on faire face à une pandémie sans fin ?

La pandémie de Covid-19, qui a fait son apparition en janvier 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, ne cesse de muter, créant ainsi plusieurs variants, source d’inquiétude auprès de la communauté scientifique. Après les variants ‘Beta’ (sud-africain) et ‘Alpha’ (britannique), un tout nouveau variant vient d’être identifié dernièrement en Inde. Il s’agit du variant ‘Delta’.
“C’est le variant qui fait peur. C’est le variant le plus dangereux”. Ce variant indien, surnommé ‘Delta’, a arraché récemment ce titre détenu tour à tour par les autres variants alarmants, d’après le journal de l’Afrique : Gamma (brésilien), bêta (sud-africain) et Alpha (britannique). En attendant d’être détrôné par Lambda (Pérou) ou encore Epsilon (Californie), classés pour le moment comme ‘variants à surveiller’.

  Le variant Delta est-il vraiment la pire version que la pandémie de Covid-19 puisse présenter ?

Aucun variant de la pandémie de Covid-19 repéré aujourd’hui n’est plus préoccupant que ‘Delta’, la souche identifiée pour la toute première fois en mars, en Inde.
Si elle ignore les vraies raisons de sa grande transmissibilité, l’OMS s’attend toutefois à voir le variant indien devenir majoritaire – rapidement – parmi les contaminations au coronavirus dans le monde. En effet, ce nouveau variant indien a été repéré dans environ 120 pays (la Tunisie, la France, le Canada, l’Italie, l’Afrique du Sud, le Sénégal, les États-Unis, etc.), soit 15 de plus que la semaine dernière, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Désormais, il supplante les autres variants là où il est apparu il y a à peu près trois mois, particulièrement en Tunisie (98 %). En Italie, il représente 39 % des flux de contaminations. Le nombre de cas a augmenté de 20 % depuis l’apparition de ce nouveau variant sur le territoire français. A vrai dire, Delta est à l’origine de plus des 2/3 des nouveaux cas de coronavirus dans plusieurs pays. Il sera donc prédominant dans les prochaines semaines. “Néanmoins, nous ignorons toujours quel est le dispositif exact à l’origine de la transmissibilité de ce nouveau variant par rapport aux autres”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé.
“Un peu plus de 4 millions de cas supplémentaires du nouveau coronavirus ont été ainsi recensé durant la semaine du 26 juillet au 1er août, soit 16 % de plus que la semaine dernière”, ajoute indice bonheur pays.
Cette flambée épidémique s’explique par cinq facteurs : le manque de vaccin, une plus forte interaction sociale, un relâchement au niveau des dispositions de santé publique et des variants plus transmissibles.