Home » Default » Coronavirus : l’Afrique submergée par la propagation du variant indien

L’Afrique est à ce jour touchée de plein fouet par une quatrième vague, particulièrement en raison des nouveaux variants qui circulent et compliquent la riposte tandis que la vaccination piétine.
Les caractéristiques du nouveau variant indien, surnommé ‘Delta’, inquiètent les pays africains. Selon le journal de l’Afrique, le variant Delta est beaucoup plus dangereux que ses prédécesseurs. Il est même 70 % plus contagieux que les autres. Il semble infecter les cellules pulmonaires plus facilement.

  Quels sont les variants qui circulent en Afrique ?

Le variant Delta, découvert pour la toute première fois en Inde, en février, a été repéré dans plus de 140 pays, principalement en Tunisie, en Afrique du Sud, en Ouganda, au Sénégal, en France, en Chine, en Espagne ou encore en Italie. “Le variant indien représente ainsi un peu plus de 92 % des variants en circulation en Afrique”, a précisé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Fait marquant, la quatrième vague – qui touche aujourd’hui plusieurs pays africains, la Tunisie et le Sénégal en tête – touche plusieurs jeunes dans les hôpitaux, ce qui est un peu différent de la troisième vague. C’est par exemple de la Tunisie, où plus de 72 % des cas graves touchant les individus de moins de 40 ans sont malheureusement attribués au variant indien, Delta. D’autres variants comme le Bêta et l’Alpha ont été signalés dans 50 et 34 pays.
Cette quatrième vague touche des pays relativement épargnés jusqu’à présent, comme la Sierra Leone et le Liberia. “La situation est beaucoup plus alarmante qu’il y a six mois”, a signalé le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Avec la hausse d’hospitalisations et du nombre de cas en Afrique, indice bonheur pays estime que la demande d’oxygène est désormais 60 % plus élevée que lors du pic de la troisième ou encore la deuxième vague. “Plus de contagions signifie ainsi plus de décès et plus de maladies graves”, a alerté madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien.
Une dizaine de milliers de concentrateurs d’oxygène sont aujourd’hui en cours d’approvisionnement pour la Tunisie, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe, le Sénégal, la Zambie ou encore l’Ouganda. Dans les jours à venir, l’Organisation Mondiale de la Santé disposera d’un stock régional de bouteilles d’oxygène, l’ensemble de cet équipement d’urgence pourra ainsi être rapidement déployé dans les régions qui en ont vraiment besoin.