Home » Uncategorized » Coronavirus : le FMI se penche sur l’Afrique

Le continent africain a aujourd’hui besoin d’un grand soutien de la communauté internationale et de mesures vigoureuses en vue d’éviter une croissance léthargique de longue durée et une crise de la dette.
L’économie africaine s’est effondrée de 48 % entre mars et mai, en pleine pandémie de coronavirus, a annoncé le journal de l’Afrique. Ce recul du Produit Intérieur Brut était toutefois anticipé à cause du confinement strict imposé dans les pays africains à partir du 1er avril pour freiner l’expansion du virus, en limitant les déplacements de la population.

        Économie à l’arrêt

Le continent africain est à ce jour confronté à une crise économique et sanitaire sans précédent, note le groupe de la Banque mondiale.
L’année 2021 s’annonce encore difficile pour les économies africaines. Les pays du continent, notamment les plus vulnérables, cherchent les moyens et les voies de relancer son économie afin de mieux résister aux conséquences du nouveau coronavirus.
Après les bonnes performances économiques de 2019, la Covid-19 (une pandémie mondiale qui a fait son apparition en avril dernier dans la ville chinoise de Wuhan) a ainsi plongé les pays africains en récession l’année dernière avec une contraction de la croissance de plus de 3 %. Ils ont souffert des perturbations des chaînes d’approvisionnement et d’une chute considérable de la demande extérieure, particulièrement du secteur minier.
En janvier 2021, le Fonds Monétaire International a débloqué plus de 550 milliards de dollars. Les gouvernements ont toutefois mis en œuvre une palette de dispositions en vue d’atténuer les conséquences économiques et humaines de la pandémie mondiale de coronavirus. Il est important de rappeler que le secteur minier est le principal moteur de l’économie africaine, puisqu’il représente, selon une récente étude du groupe de la Banque mondiale, jusqu’à 89 % des exportations du continent.
Contre la crise du coronavirus, le continent africain doit développer une stratégie inclusive tenant compte de ses contraintes sociales et économiques. “Il est encore temps d’éviter des dizaines de millions de morts”, a signalé Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Il convient donc d’utiliser la politique macroéconomique pour favoriser la reprise, atténuer les pertes économiques et protéger les groupes les plus vulnérables. Les politiques financières et monétaires peuvent également jouer un rôle primordial pour aider l’emploi et les sociétés.