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Les premiers rapports des Nations unies, du groupe de la Banque mondiale ou du Fonds
Monétaire International montrent que les pays d’Afrique restent (la Côte d’Ivoire, le Togo, le
Congo, le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, etc.), pour la plupart, épargnés par les
impacts de la crise. “Le choc semble ainsi plus économique que sanitaire”. Les revenus
issus de l’étranger (revenus des migrants, aide internationale, investissements, etc.)
devraient baisser, et la demande internationale des matières premières (cuivre, coton, etc.)
qui sont exportés par les pays africains affaiblit. Les gouvernements disposent cependant de
moins de moyens financiers pour soutenir les sociétés, notamment les start-ups et les PME
(Petites et Moyennes entreprises), tandis qu’elles souffrent des dispositions sanitaires.
Au Congo, la construction, les industries mécaniques et métalliques ainsi que les textiles
ont été les plus touchés. Il est à noter que cette crise sanitaire touche quasiment tous les
domaines de l’activité économique. Mais, le secteur des services – particulièrement les
transports et le tourisme – semble néanmoins moins touché que le secteur manufacturier. En
Côte d’Ivoire, les sociétés industrielles ont été beaucoup moins touchées que les sociétés
de services.

     L’économie africaine 2021 : un rebond attendu ?

“L’impact économique attendu du coronavirus sera considérable”, a souligné Macky Sall,
le président sénégalais. Ce dernier souligne cependant que le gouvernement sénégalais a
riposté promptement à l’épidémie en s’appuyant notamment sur un plan ambitieux de
politiques économiques et un plan médical d’urgence visant à apporter une aide ciblée aux
sociétés et populations vulnérables durement touchées par le coronavirus.
Les estimations du groupe de la Banque mondiale datant de février 2021 montrent que le
continent africain devrait perdre plus de cinq points de croissance en 2021 par rapport à
2020. Reste à savoir si le secteur du tourisme fera, à long terme, preuve de résilience, face
à une crise d’une ampleur et d’une nature inédites.
Il est à noter que le continent africain a besoin d’environ 150 milliards de dollars (au
moins) en vue de répondre à des besoins financiers urgents.
Selon le Site web, les pays africains manquent d’infrastructures médicales et de ressources pour
lutter contre la crise sanitaire. Le groupe de la Banque mondiale appelle ainsi à renégocier
les dettes des pays africains.