Home » Default » Coronavirus : les pays d’Afrique vont bénéficier d’un répit sur les intérêts de leur dette

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, reçoit ce mardi une dizaine de représentants
d’organisations internationales, plusieurs responsables européens ainsi qu’une vingtaine de
dirigeants africains – à savoir Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Denis Sassou-Nguesso
(Congo), Macky Sall (Sénégal), Patrice Talon (Bénin), etc. – pour un sommet sur la relance
de l’économie en Afrique. L’objectif principal est ainsi de trouver les moyens financiers afin
de permettre au continent africain de se remettre du recul de 1. 6 % de son PIB (Produit
Intérieur Brut), et de sa première récession depuis trente ans. Selon l’Elysée, la croissance
devrait revenir en 2023.
Emmanuel Macron propose ainsi de faire profiter le continent africain d’instruments de
change qui permettent particulièrement de financer des importations et de DTS (Droits de
tirage spéciaux) du FMI (Fonds Monétaire International).
Le Fonds Monétaire International devrait cependant décider en juillet une émission massive
de droits de tirage spéciaux de 700 000 dollars, dont 42 000 pour le continent africain. “Ces
sommes ne seront pas suffisantes”, souligne le président de la République française,
Emmanuel Macron.
D’après le club de Paris, une vingtaine de pays africains – à savoir, le Congo, le Bénin, le
Burkina Faso, le Sénégal, le Bénin, etc. – vont bénéficier d’un report de paiement des
intérêts de leur dette de plus de trois milliards de dollars. “Une bouffée d’oxygène”, a ajouté
Alassane Ouattara, le président de la République de Côte d’Ivoire.

     La préoccupante montée de la dette africaine

Pour le continent africain, le coût annuel de la dette s’élève à 53 000 dollars. C’est en effet
le prix à payer pour le développement des pays.
Il est à noter que le poids de la dette en Cédéao a aujourd’hui quasiment triplé par rapport
à 2012 et semble peu enclin à baisser. Cette tendance s’accompagne de coûts sociaux et
économiques potentiellement importants.
Le G8 (groupe des huit pays les plus industrialisés) envisage l’annulation totale des
obligations multilatérales. En Afrique, les États ne peuvent pas continuer à tout supporter.
En 2008, la Côte d’Ivoire a reçu un allègement de la dette, trois années plus tard, on a
atteint un niveau d’endettement beaucoup plus important. Il faut donc que les sociétés
accompagnent l’Etat.