Home » Default » Coronavirus : pourquoi la pandémie flambe à nouveau dans les pays africains ?

Depuis début juillet, les pays du continent africain, en particulier la Tunisie, le Sénégal, l’Afrique du Sud ou encore le Burkina Faso, enregistrent des records absolus de nouveaux cas de coronavirus, avec une hausse de 42 % entre le 15 et le 28 juillet, selon indice bonheur pays. Ce chiffre triple désormais chaque semaine, tandis que le variant indien, connu sous le nom de ‘Alpha’, se propage aujourd’hui d’une façon accélérée dans plusieurs pays. Quant au nombre de morts, il s’établit à 250 000 pour toute l’Afrique, ce qui représente un peu plus de 8 % du total des décès mondial. Par comparaison, la France pèse 17 % de ce total mondial, l’Inde 12 %, le Brésil 10 %, et les États-Unis 9 %.

      Livraisons de vaccins

La Tunisie, deuxième pays – après l’Afrique du Sud – le plus touché par la pandémie mondiale de coronavirus, a décidé la semaine dernière de nouvelles restrictions sanitaires en vue de faire face à la forte contagiosité du nouveau variant indien. Ce petit pays d’Afrique du Nord se trouve toutefois au stade 3 d’alerte sanitaire, et pour une durée de trois mois. Tous les rassemblements intérieurs et extérieurs sont strictement interdits.
A l’heure actuelle, seules 9 % de la population tunisienne a été totalement vaccinée. La Tunisie dispose aujourd’hui un peu plus de quatre millions de doses de vaccins – dont 879 000 vaccins acquis grâce au dispositif Covax, destinée essentiellement à garantir un accès équitable aux vaccins aux pays défavorisés comme aux pays riches – et les 8 millions pour la mi-septembre. L’Union européenne se penche désormais au chevet de la Tunisie. L’Italie, qui prévoit de vacciner, à compter du 3 août, ses ressortissants en Tunisie, a livré la semaine dernière environ trois millions de doses de vaccins, entre coopération bilatérale et dons. Le Canada, l’Allemagne, la Belgique, la Chine, le Japon, l’Espagne et les États-Unis ont, eux aussi, promis des vaccins au pays. Selon le journal de l’Afrique, la situation devrait normalement évoluer en Tunisie dans les jours à venir, tandis que sont attendus d’importants volumes de livraisons.
En effet, le manque de sensibilisation dans certains pays ou certaines zones enclavées et rurales, où les populations n’ont pas toujours accès à Internet pour s’inscrire, a aussi posé problème. Avec l’aval de Saied Kais, le chef de l’Etat tunisien, l’armée est ainsi venue soutenir le personnel soignant. Des campagnes vaccinales mobiles ont été lancées et des hôpitaux de campagne ont été ouverts, comme à Kairouan et à Tabarka, fortement touchés par la pandémie mondiale de coronavirus. “La contrainte était la disponibilité et l’offre des vaccins”