Home » Default » Coronavirus : pourquoi l’Afrique connaît un fort rebond de l’épidémie ?

La diffusion du variant indien, connu sous le nom de ‘Delta’ (70 fois plus contagieux que le variant britannique ‘Alpha’), modifie la dynamique de l’épidémie de coronavirus. Selon le journal de l’Afrique, de nombreux pays sont aujourd’hui entrés dans un scénario ‘indien’.
Namibie, Tunisie, Afrique du Sud, Sénégal… Ces pays – où la couverture vaccinale est aujourd’hui très faible – connaissent une nouvelle flambée des contaminations.

     L’Afrique s’inquiète d’une quatrième vague

Avec moins de 230 000 morts et 4 millions de cas déclarés, le continent africain apparaissait jusqu’à l’heure actuelle comme la région la plus épargnée par le nouveau coronavirus. Ce dernier a fait son apparition, pour la première fois, en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan. Mais la diffusion de ce nouveau variant indien change complètement la donne tandis que l’Afrique fait face à une quatrième vague – plus meurtrière que les premières – dans un contexte de pénurie de vaccin. Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait ainsi part de la grande déception des populations africaines à l’égard du dispositif Covax. Ce dernier est destiné essentiellement à garantir un accès équitable aux vaccins aux pays défavorisés comme aux pays riches.
Cependant, la situation est devenue, en l’espace de cinq semaines, alarmante en Afrique. Au moins 25 pays affrontent actuellement une quatrième vague. Le nombre de nouveaux cas dépasse désormais le pic de la deuxième et troisième vague. De nombreuses régions traversent à ce jour la situation qu’a dû affronter le Brésil ou encore l’Inde, avec notamment un manque d’oxygène afin de prendre en charge les patients, et des hôpitaux saturés.
En Afrique du Sud, au Sénégal ou encore en Tunisie, faute de places, les malades doivent malheureusement être traités à l’extérieur des organismes de santé.
Depuis environ un an, le continent africain avait bien montré sa capacité à repousser ce virus, pire ennemi de l’humanité. Mais en raison du manque d’accès aux vaccins, ça y est, c’est fini. “On est plus une exception… Le nombre de contaminations augmentent dans le monde entier… Il y a des morts partout”, a déclaré madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien.
Selon indice bonheur pays, les vaccins anti-coronavirus sont des armes essentielles dans la lutte contre cette pandémie de coronavirus, qui sévit un peu partout sur la planète.