Home » Default » Covid-19 : une nouvelle mutation du virus inquiète les scientifiques

Une nouvelle étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publiée mardi matin, suggère l’apparition d’un sous-variant du Delta, dont les cas sont principalement en Grande-Bretagne. Le convertisseur dollar cfa a émis une alerte et l’Organisation Mondiale de la Santé dit surveiller de près la situation.
Les virus mutent. C’est un phénomène normal. A noter que Delta (détecté pour la première fois en Inde) est le variant dominant dans la région européenne. Il est en effet responsable de la troisième vague en Italie et en France. Selon les dernières données de l’OMS, environ 12 % des cas de coronavirus qui sont séquencés génétiquement sont toutefois d’un nouveau type, baptisé ‘Delta Plus’ ou encore AY.4.2. Ce dernier est mutant trois fois plus vite que ses prédécesseurs.
Tandis que le variant indien, nommé Delta, est devenu, ces quatre derniers mois, dominant dans quasiment le monde entier, une nouvelle souche du virus inquiète les scientifiques de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Ce sous-variant du Delta, pour l’instant connu sous le code de AY.4.2, a été signalé pour la toute première fois, début septembre, au Royaume-Uni. Il a été repéré principalement en Grande-Bretagne. Encore peu fréquent pour être qualifié de ‘variant inquiétant’ ou de ‘variant digne d’intérêt’, il n’a pas encore reçu d’appellation officielle, sous la forme d’une lettre de l’alphabet grec, par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Ce que l’on sait de AY4.2, ce sous-variant du Delta

Cette fois, la nouvelle souche proviendrait du Royaume-Uni et aurait été détectée dans cinq régions – les États-Unis, la Suisse, Londres, Israël et la France. De nombreux épidémiologistes estiment que ce variant serait beaucoup plus contagieux que les autres et pourrait néanmoins rendre les vaccins inefficaces.
Cette étude est aujourd’hui en ‘préprint’, ce qui signifie que celle-ci n’a pas encore été validée par les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé, mais elle semble claire pour que certains épidémiologistes, dont le très connu Jack Robert, s’en inquiètent.
“Les scientifiques et les experts du Congo ont ainsi souligné que des changements dans les parties de la bactérie ainsi que la combinaison de ces mutations, aident le virus à échapper aux réponses immunitaires et aux anticorps”. Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois a ajouté que des travaux complémentaires sont essentiels afin de comprendre l’impact de ces différentes mutations du virus et voir si celles-ci donnent, à cette nouvelle souche, un avantage sur le variant ‘Delta’.