Home » Default » Economie africaine : quelles perspectives pour 2022 ?

Si la crise sanitaire et économique liée à la pandémie mondiale de coronavirus a plongé le continent africain dans une récession économique sans précédent, l’Afrique a également montré sa résilience. Le nouveau coronavirus, ayant fait son apparition l’année dernière dans la ville chinoise de Wuhan, a fait pour l’instant plus de dégâts sanitaires que économiques, selon indice bonheur pays.
D’après le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, la récession qui s’est abattue en 2021 sur le monde est d’une ampleur inédite depuis les années 1850-1950. Aucun pays n’est cependant épargné. Tandis que les prévisions se basaient sur une croissance d’environ 6 % en 2021, c’est une récession de 3 % que le continent africain a enregistré.
Il est important de rappeler que la croissance repose notamment sur les prix des matières premières dans les grandes économies africaines. L’économie mondiale, mise à l’arrêt, les a alors pénalisés fortement. L’accès au soutien financier s’est aussi rétréci, tandis que la crise liée au coronavirus a posé de très grands problèmes.

     L’Afrique de plus en plus au centre de l’économie mondiale

Depuis début mai, les agences de notation et les institutions financières ont alerté sur la question de la dette dans ce contexte inédit.
Sur les niveaux d’endettement, il n’y a cependant pas eu d’effets malgré les inquiétudes persistantes sur ce sujet. Selon le dernier rapport du Fonds Monétaire International, la dette publique du continent africain a bondi de dix points pour atteindre 69 % du Produit Intérieur Brut. Certains gouvernements ont été donc obligés de sacrifier leurs buts de développement notamment dans les domaines de la santé ou de l’éducation.
Frappée d’une présomption de fragilité, l’Afrique a fait la preuve de sa résilience. Sur le plan sanitaire, elle était néanmoins beaucoup moins touchée que les autres régions.
Selon le journal de l’Afrique, le choc externe a été aussi considérable et a mis en place un confinement très strict. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont très exposés aux risques externes en raison de leur dépendance à la demande mondiale, particulièrement des métaux et des minerais dont les exportations représentent environ 15 % du Produit Intérieur Brut. Les pays africains, notamment les plus vulnérables, se sont ainsi fermés aux capitaux étrangers et aux touristes.