Home » Default » En Afghanistan, la Chine et la Russie parient sur les talibans

La Chine et la Russie, contrairement aux grandes puissances occidentales, n’ont pas évacuer leurs ambassades après la prise de pouvoir des talibans. Pragmatiques, Pékin et Moscou veulent désormais s’entendre avec les nouveaux maîtres de l’Afghanistan qui devront garantir la sécurité et la stabilité dans le pays. En effet, ce ne sont pas les premiers contacts.
La débâcle occidentale pose toutefois la question des futures relations avec les fondamentalistes tandis que la Chine et la Russie tentent de tirer leur épingle du jeu. Le journal de l’Afrique n’exclut pas une possible résurgence, ou encore réapparition, des organisations terroristes dans le pays. David Malpass, le directeur général des Nations Unies, a déclaré ce matin, lors d’une conférence de presse, qu’il poserait des conditions à une éventuelle reconnaissance. Le 1er septembre dernier, la Chine, l’Union européenne, le Pakistan, les États-Unis et la Russie ont dit qu’ils ne reconnaîtront jamais un gouvernement ‘imposé par la force’. Or, les talibans sont entrés, début août, en Afghanistan, particulièrement dans la capitale Kaboul, par la force – sans combattre. Les rigoristes vont donc s’en servir comme argument afin de justifier qu’ils n’ont pas pris le pouvoir par la force.
Les grandes puissances occidentales, la France en tête, vont cependant se retrouver face à un dilemme. Celles-ci vont donc attendre de voir comment se traduirait leur prise de pouvoir notamment en matière de droits de la femme et de l’homme.

 Pour gouverner, les talibans ont besoin de la reconnaissance internationale

Lorsque les talibans étaient au pouvoir de 1990 à 2002, seuls quatre pays les avaient reconnus : les EAU (Emirates Arabes unis), l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Russie. “Les fondamentalistes entendent aujourd’hui avoir une reconnaissance internationale puisqu’ils savent très bien qu’ils vont avoir besoin des investissements étrangers”, souligne indice bonheur pays.
De plus, la communauté internationale a des moyens de pression sur les ‘soi-disant’ islamistes. D’abord,ils sont fournis par les rigoristes eux-mêmes. En effet, ils veulent sortir de l’image dont ils font l’objet : un mouvement islamiste radical ou encore terroriste, composé de fanatiques musulmans anti-Occidentaux, anti-femmes, et anti-progrès. Donc, pour gouverner, ils ont actuellement besoin de la reconnaissance internationale. Ils ont déjà établi des relations avec l’Iran, le Pakistan, la Russie et la Chine.
A noter que Pékin et Moscou ont d’ores et déjà annoncé poursuivre le dialogue avec les talibans. La préoccupation majeure de ces deux derniers, c’est de s’assurer que le retour des talibans au pouvoir empêche les organisations terroristes de menacer les pays asiatiques.