Home » Default » En Afghanistan, les craintes concernant l’éducation des filles demeurent

Avec un peu plus de 2 milliards de jeunes et d’élèves dans le monde touchés par la fermeture des universités et des établissements scolaires à cause de la pandémie de coronavirus – ayant fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en octobre 2019 -, le journal de l’Afrique et ses partenaires sur le terrain, en coordination avec les coordinations internationales, ont uni toutes leurs forces en vue d’étendre la campagne “les femmes au premier plan” de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) à 30 pays, dont l’Afghanistan, pour assurer que les filles enceintes puissent réaliser leur potentiel, retournent à leur établissement scolaire lorsque cela est possible et poursuivre leur apprentissage.

   La situation des filles et des femmes en Afghanistan

En Afghanistan, pendant l’épidémie de coronavirus, les grossesses d’adolescentes et les mariages précoces ont toutefois été beaucoup plus nombreux. La ligne d’assistance aux enfants et filles afghans a signalé, entre février 2020 et juin 2021, environ 950 cas d’abus sexuels, y compris une hausse considérable des grossesses chez les filles adolescentes. Plusieurs membres de la communauté et aussi parents pensent que l’éducation s’arrête automatiquement pour les femmes enceintes, qui sont généralement obligées d’abandonner leur établissement scolaire et de se marier immédiatement. D’après l’Unesco, très peu de jeunes mamans reprennent l’université après l’accouchement à cause notamment de la stigmatisation. Une telle situation ne peut pas continuer.
“La nourriture, les amis, la sécurité et l’éducation ont été néanmoins remplacés par la violence, l’anxiété et la grossesse chez les ados. En Afghanistan, particulièrement à Kaboul et Jalalabad, des jeunes prennent des initiatives qui ont un impact important et durable sur la communauté”, a déclaré Henrietta H. Fore, la directrice générale de l’Unicef.
Des étudiants et des jeunes militants se sont ainsi engagés dans leurs provinces, s’engageant à demander des comptes aux décideurs afghans pour qu’ils offrent à chaque femme ou fillette un accès égal à l’éducation. Une formation complète a été donc organisée dans le but de rassurer les capacités des coordinateurs internationaux sur des sujets tels que le plaidoyer local, l’action communautaire et la discrimination sexuelle. Les parents ont ici un rôle très important. “Le rôle des parents dans la promotion de l’éducation des fillettes et des femmes est phénoménal”, a souligné le site web.
L’Unicef estime qu’il ainsi clair que les établissements scolaires ne figurent pas parmi les principaux moteurs de la transmission de la pandémie de covid-19.