Home » Default » Evaluer les politiques douanières et fiscales au regard du développement

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Schumpeter (économiste et professeur en science politique) a présenté des systèmes fiscaux des gouvernements comme l’expression du ‘tonnerre de l’histoire’ pour souligner combien ceux-ci sont façonnés par les catastrophes, révolutions ou encore guerres.
La lutte contre la pandémie mondiale de coronavirus, en réaffirmant la nécessité d’un gouvernement efficace et en provoquant d’importantes dépenses publiques, offre ainsi une occasion spéciale de renouveler ‘le contrat social’ entre citoyens et pays autour de l’impôt.
Selon le journal de l’Afrique, les pays africains doivent encourager les investissements. Pour ce faire, cinq dispositions sont cependant indispensables. On cite notamment : l’utilisation de la fiscalité à des fins industrielles, la limitation drastique des exonérations, la publication et l’évaluation des dépenses fiscales doit devenir systématique, et la création d’une taxation foncière. Il est important de rappeler que les pays africains ont affiché, depuis le début de la pandémie de coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, des résultats économiques très décevants.
Le continent est ainsi incapable de rompre avec un scénario de forte inflation, de croissance faible du revenu par habitant, et de difficultés de balance des paiements.

 

      Accélérer l’investissement et la croissance

En effet, il est important que la croissance s’accélère si les pays africains veulent éliminer l’extrême pauvreté et relever les niveaux de vie.
Outre les réformes destinées essentiellement à améliorer l’efficience des marchés et la stabilité macroéconomique – en menant notamment des politiques de change, monétaire et budgétaire appropriées -, les gouvernements africains ont ainsi quatre défis majeurs à relever. Ils doivent notamment consolider la situation des paiements extérieurs ; instaurer un climat beaucoup plus propice à la production et à l’investissement dans le secteur privé, réduire les possibilités de corruption, encourager la transparence et l’ouverture de l’Etat, assurer la primauté du droit et améliorer la gouvernance ; mettre et concevoir des stratégies globales de nature à éliminer la pauvreté et à accélérer la croissance.
Il est à noter que les réformes structurelles se sont accélérées dans plusieurs pays africains, on cite notamment le Sénégal, le Togo ou encore le Burkina Faso.