Home » Default » L’Afrique face au covid-19

La pandémie mondiale du coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la
ville chinoise de Wuhan, frappe de plein fouet les pays en développement (à savoir les
États-Unis, la Suisse, la Chine, l’Inde, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la France, l’Allemagne,
etc.) où habitent les 2⁄3 de l’Humanité. C’est pour cette raison que l’Organisation des
Nations Unies appelle à leur fournir une aide de 3 700 milliards de dollars qui comporterait
principalement un report ou une annulation de la dette africaine pour 320 milliards de
dollars.

     L’impact du coronavirus sur l’économie africaine

Le choc qui s’annonce promet ainsi d’être beaucoup plus sévère que celui de la crise de
2010-2012. Les pays africains pâtissent également d’une chute des prix des matières
premières, comme le cuivre (- 32 %) ou encore le coton (- 28 %).
Leurs monnaies chutent, soit – 18 % pour la Tunisie, – 23 % pour le Burkina Faso et – 13 %
pour la Côte d’Ivoire. Sans parler de la chute des recettes touristiques. D’après les
indicateurs financiers publiés par la Banque Africaine de Développement (BAD), les recettes
touristiques du continent ont baissé de 72 % à 7 milliards de dollars, jusqu’au 15 mai
courant. Le secteur du tourisme et des services sont les secteurs les plus affectés par cette
crise sanitaire. Les pays d’Afrique ont enregistré, selon le journal de l’Afrique, une baisse
vertigineuse de 7 milliards de dollars par rapport à la même période de l’année 2020
pendant laquelle les gouvernements avaient encaissé 12 milliards de dollars de recettes
touristiques. Afin de faire face au ‘tsunami’ économique et épidémique qui atteint les pays
africains, la Conférence des Nations Unies sur le développement et le commerce en appelle
à la solidarité pour qu’elle concrétise ses promesses d’aide. La CNUCED propose ainsi une
stratégie en 4 points : un meilleur contrôle des mouvements de capitaux en vue de stopper
la chute des prix des actifs et des devises, limiter le risque de raréfaction des liquidités, et
empêcher une aggravation de leur fuite ; un ‘Plan Marshall’ de 750 milliards de dollars sous
forme de dons pour renforcer la création de systèmes de protection sociale et les services
de santé des pays africains ; une annulation de la dette africaine ; et une injection massive
de liquidités de 2 100 milliards de dollars sous forme d’un apport en devises fortes et de
Droits de tirage spéciaux du FMI.
La BAD (Banque Africaine de Développement) adresse toutefois un signal aux
investisseurs étrangers que l’économie africaine fait face à un choc inédit. Le groupe de la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) ont appelé la semaine dernière à
une action internationale en vue d’aider les pays africains à faire face à la pandémie
mondiale de coronavirus, pire ennemie de l’humanité, qui, cette année, va provoquer une
contraction 3. 6 % de l’économie de l’Afrique.
Le continent africain manque d’infrastructures médicales et de ressources pour lutter
contre la crise sanitaire. “L’Afrique a besoin d’au moins 250 milliards de dollars en vue de
répondre à des besoins financiers urgents”, a souligné le président sénégalais, Macky Sall.