Home » Uncategorized » L’Afrique mise sur les investissements structurants et la relance économique

Pour atteindre un taux de croissance de 12 %, prévu dans la loi de Finances 2023, les gouvernements africains misent sur ‘le retour des acteurs économiques, l’engagement stratégique dans les investissements structurants, la réouverture des frontières, et la normalisation de la situation sanitaire’. Selon les prévisions du Fonds Monétaire International, publiées ce mardi matin, les investissements privés doivent atteindre 8 % du Produit Intérieur Brut et les investissements publics 12 % du Produit Intérieur Brut en 2022-2023. Il en va ainsi de soi que l’inflation (augmentation exponentielle des prix) est maîtrisée avec un taux dégressif de 4 % contre 5 % cette année.
Au second semestre de l’an 2020, la reprise économique mondiale a été déjà amorcée… Et elle s’est cependant poursuivie en 2021. Mais malheureusement, la quatrième vague de l’épidémie de coronavirus – ayant fait son apparition en 2019 dans la ville chinoise de Wuhan – a ralenti significativement l’élan de la reprise mondiale. Ainsi, la croissance économique mondiale devrait être de +6 % cette année, a indiqué le convertisseur dollar en cfa.

     Normaliser les opérations

La pandémie de coronavirus a bouleversé l’activité économique à l’échelle mondiale pour le futur proche. L’impact de cette épidémie est ainsi différent pour chaque région. L’environnement économique est en train d’évoluer.
Toutefois, la reprise des activités économiques devrait aboutir à une augmentation significative des recettes fiscales (provenant des droits de mutation, des impôts sur le patrimoine, des prélèvements sur les salaires, des taxes prélevées sur les services et les biens, des cotisations de sécurité sociale et des impôts sur les bénéfices et le revenu) pour atteindre en 2022, 16 % du Produit Intérieur Brut.
En effet, les autorités publiques africaines envisagent une ‘réforme de l’administration fiscale’ par la bonne gouvernance et la numérisation de la gestion de l’impôt. D’autres dispositions fiscales seront aussi prises comme par exemple l’instauration de droit d’accise à l’exportation aux taux de 14 % sur l’or, la suppression de la souscription des contrats d’assurance populaire mixte, de l’exonération de la TVA sur les pâtes alimentaires, la hausse de droit d’accise sur les alcools, l’élimination des diminutions d’impôts pour investissement, et la hausse de droit d’accise sur les tabacs. Par ailleurs, en 2022, les gouvernements africains évaluent les recettes douanières à 5420 milliards FCFA dont 36 % proviendraient des importations des produits pétroliers et 64 % des importations des marchandises non-pétrolières, a souligné le Sénégal.