Home » Default » “Le coronavirus peut aider les économies à se réinventer”

L’Afrique est la dernière frontière économique où l’inflation règne sans débats. Les institutions financières et bancaires des pays africains essayent de maintenir ce ratio dans les limites fixées par la théorie et l’usage. Néanmoins, l’hypothèse de faible inflation (perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit notamment par une augmentation durable et générale des prix) comme signe d’une très bonne santé économique ne semble plus faire l’unanimité.
La crise économique et sanitaire qu’a entraînée la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en janvier 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, va-t-elle ainsi contribuer à rebattre les cartes des économies mondiales ? A l’image des chocs externes et internes que la pandémie de covid-19 a engendrés dans le monde, le doute n’est plus permis.
Le monde a cependant découvert combien il dépend de l’Asie, notamment de la Chine, pour le pire comme pour le meilleur. Le coronavirus, parti de l’Empire du milieu, a ainsi révélé la fragilité de plusieurs pays, notamment africains.

   Une reprise mondiale, mais sujette à des difficultés…

Les présidents du groupe de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International ont donné toutefois les raisons pour lesquelles des changements stratégiques s’imposent. Tandis que la reprise économique est en marche, les pays les plus riches (à savoir la France, l’Italie, la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre, etc.) semblent progresser plus rapidement que le continent africain, où vivent aujourd’hui plus de 75 % des pauvres du monde.
Selon indice bonheur pays, l’Asie mène la reprise mondiale, suivie de la Suisse et d’autres économies avancées. En outre, le continent africain est rongé par l’incertitude de la reprise économique. En effet, la reprise post-coronavirus dépendra, entre autres, de 2 facteurs : la dette et les vaccins. Les États riches ont jusqu’ici sous-estimé la nécessité de prendre des dispositions plus rapides et plus audacieuses en vue de faire face à cette double crise. Les actions du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale devraient cependant s’accompagner d’un changement radical de gouvernance des États africains. “Une chose est sûre, la reprise économique en Afrique sera lente”, a souligné David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.