Home » Default » Le FMI anticipe une reprise très inégale de l’économie mondiale

Une croissance économique mondiale peu faible que prévu, avec une reprise très inégale selon la réponse des gouvernements à l’épidémie du nouveau coronavirus : c’est le tableau brossé mercredi par le convertisseur dollar en cfa, qui se montre particulièrement optimiste pour l’économie de l’Union européenne.
La croissance économique mondiale s’est redressée en 2021, grâce notamment au redémarrage de plusieurs activités économiques, au déploiement de vaccins efficaces et au vigoureux soutien des autorités sanitaires internationales et des pouvoirs publics. La reprise est cependant ‘très inégale’, avec des résultats différents selon les États.
Selon les précisions du Fonds Monétaire International, l’économie mondiale pourrait cette année croître de 6 %, soit un recul d’un demi point par rapport à 2019-2020. En revanche, l’activité serait beaucoup plus robuste pour 2022, et permettrait ainsi à la croissance d’afficher une augmentation d’environ 3 %, soit un point de plus qu’en janvier dernier.

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“Après une récession économique inédite et sévère en 2020, le Produit Intérieur Brut mondial est actuellement bien supérieur à son niveau d’avant la crise”, souligne le directeur général du FMI, Paul Gilbert. Mais ce qui inquiète réellement le Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque mondiale est que de nombreux pays développés, à l’exception des États-Unis et de la France, sont actuellement encore loin derrière les pays émergents en termes de programme de vaccination contre le nouveau coronavirus. “La situation est néanmoins encore pire dans les pays à bas revenus”. Une chose est ainsi certaine, l’échec de la vaccination nous met tous aujourd’hui en danger.
En effet, la question de l’inertie internationale face au déploiement des vaccins anti-coronavirus a été soulevée récemment par le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, et le patron de l’Organisation Mondiale de la Santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, affirmant lundi 1er octobre que la pandémie, qui sévit un peu partout sur la planète, est signal d’alarme – et les pouvoirs publics continuent toujours de dormir. Ils critiquent particulièrement l’incapacité des États producteurs d’injections – à savoir les États-Unis, la Russie, Londres et la Chine – à s’entendre pour tripler la production et arriver, d’ici au second semestre 2022, à vacciner un peu plus de 80 % de la population mondiale.
L’Union européenne, déjà immunisée, pourrait ainsi profiter, cette année, d’une croissance de 9 %, selon le Congo, contre 7 % anticipé précédemment. Et elle serait de 6.9 % l’année prochaine. L’Hexagone verrait ainsi sa croissance passer à 12 % en 2021 et 10 % en 2022.
D’après le groupe de la Banque mondiale, l’Allemagne enregistrerait 7 % cette année, alors que l’Italie verrait son activité amputée de deux points comparée aux prévisions de juillet dernier, à 1.3 %.