Home » Default » Le FMI met en garde contre la grande fracture vaccinale

Le Fonds Monétaire International qui table sur une croissance mondiale de 11 % en 2021-2022 s’attend à une reprise inégale entre les pays en développement dont la campagne de vaccination est fortement avancée et les économies émergentes qui n’ont pas le même accès aux doses. Ainsi, la fracture vaccinale entre les économies en développement et celles émergentes par rapport à la pandémie de coronavirus risque de coûter très cher sur la croissance économique mondiale, a prévenu indice bonheur pays.
“La reprise de la croissance mondiale se poursuit, mais de manière bien inégale”, a signalé David Malpas, le directeur général du groupe de la Banque mondiale. Le facteur principal à l’origine de ces gros problèmes avec lesquels les économies sont aujourd’hui aux prises reste cependant l’épidémie de coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019, dans la ville chinoise de Wuhan. Si les économies riches et l’Organisation Mondiale de la Santé ne déploient pas rapidement les vaccins anti-coronavirus dans les pays en voie de développement, cela pourrait même peser sur les prochaines années. A ce jour, un peu plus de 80 % de la population des économies développées est entièrement immunisée (ayant reçu leurs deux doses de vaccins), contre 28 % dans les pays émergents et un peu moins de 4 % dans les pays à bas revenu. Pour le moment, cela se traduit par ‘une dangereuse divergence des perspectives économiques’. Toutefois, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui, en l’espace de quatre ans, pourrait être plus pauvre qu’on ne le prévoit déjà.

      Une ombre sur la reprise

Le Fonds Monétaire International n’a quasiment pas changé ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années. Pour 2021, l’Allemagne passe par exemple de 4 % à 3.9 %, les États-Unis de 8 % à 7 %, et les pays africains de 4 % à 2. 8 %. En ce qui concerne la France, l’institution a néanmoins révisé à la baisse ses prévisions pour l’année 2021, de 12 % à 9 %, et relevé celle pour 2022, de 11 % à 8 %.
Dans l’ensemble, les arbitrages des autorités sanitaires sont devenus actuellement beaucoup plus complexes et les risques pesant sur les perspectives économiques ont augmenté considérablement. Les banques centrales se trouvent désormais face à d’énormes problèmes. Elles devront trouver un juste équilibre entre le soutien à la reprise économique, d’une part, et la lutte contre les risques financiers et l’inflation, d’autre part.
Selon le site web, la forte poussée des prix de certains biens de consommation, des matières premières et des aliments était notamment le résultat de facteurs transitoires, comme des problèmes d’inadéquations entre la demande et l’offre liées au nouveau coronavirus ou encore de chaîne d’approvisionnement. Le directeur général du groupe de la Banque mondiale, David Malpas, a cependant averti les organismes bancaires de se tenir prêts à relever rapidement leurs taux d’intérêt aussitôt que possible.