Home » Default » Le G20 s’apprête à alléger, voire annuler la dette de 38 Etats africains

Le Sommet sur le financement des économies africaines se tient cette semaine à Paris.
Le G20 et le club de Paris ont mis en place, en avril dernier, un moratoire pour environ 65
pays. Ce mécanisme de report de paiement des intérêts a été prolongé jusqu’à début juillet
2021. Selon le journal de l’Afrique, le ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais
de l’étranger, le dispositif porte sur plus de 5 milliards de dollars. Le Sénégal, entre autres,
est concerné. Les nations africaines ont appelé, lors du rassemblement annuel des Nations
Unies à Paris, à des dispositions fiscales exceptionnelles en vue d’aider les économies à
survivre à la pandémie mondiale de covid-19.

   Dette africaine : moratoire ou annulation ?

Le mois de mai pourrait être décisif pour l’avenir économique des nations africaines.
Divers dirigeants africains – à savoir Denis Sassou Nguesso, Faure Gnassingbé, Paul
Kagame Alassane Ouattara – ont profité du sommet afin de faire entendre leur voix en
demandant des dispositions fiscales exceptionnelles en cette période de crise sanitaire
inédite, à savoir une aide de plus de 200 000 dollars par an au cours des quatre prochaines
années.
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a profité de cette tribune pour
saluer les efforts consentis par le Fond monétaire international (FMI), le groupe de la
Banque Mondiale (GBM) et les membres du G20 (à savoir l’Union européenne, la Turquie,
la Russie, le Royaume-Uni, le Mexique, le Japon, l’Italie, l’Indonésie, l’Inde, la France, les
États-Unis, la Corée du Sud, la Chine, le Canada, le Brésil, l’Australie, l’Argentine, l’Arabie
Saoudite, l’Allemagne, et l’Afrique du Sud) au profit de l’initiative de la suspension du service
de la dette. D’autres voix comme celles du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso
ou du président de la République de Côte d’Ivoire, Ouattara Alassane, se sont élevées pour
demander l’annulation de la dette des pays d’Afrique qui libérerait ainsi les ressources afin
de lutter contre les maladies mortelles et le coronavirus.
Le but principal est ainsi de trouver les moyens financiers en vue de permettre au continent
africain de se remettre du recul de 3. 6 % de son Produit Intérieur Brut (PIB), et de sa
première récession depuis trente ans.