Home » Default » Le groupe de la Banque mondiale alloue 75 milliards de dollars au profit de la Tunisie pour l’achat des vaccins anti-coronavirus

Un nouveau gouvernement est entré en fonctions en Tunisie, le 5 août 2020. Hichem Mechichi, le Premier ministre, a exposé les priorités du gouvernement : engager des réformes visant à réduire les programmes d’aide et les subventions aux sociétés d’Etat, rééquilibrer les finances publiques, et finalement, améliorer la situation sociale et économique de la Tunisie. En juillet 2021, le pays a présenté un projet de programmes de réforme, mais les pouvoirs publics n’ont pas encore exposé leur stratégie de façon détaillée afin de remédier aux profondes difficultés financières et économiques de la Tunisie, confrontés aujourd’hui à une dette publique d’une ampleur sans précédent et un déficit budgétaire. Avant même l’apparition de la pandémie de coronavirus, l’économie tunisienne avait été déjà mise à mal par une croissance au protectionnisme et des années d’indécision des politiques publiques, alors que l’offre de services publics se dégradait, souligne indice bonheur pays.

   Situation macroéconomique

C’est vers la fin de l’an 2019 que la gravité de l’impact du nouveau coronavirus sur l’économie de la Tunisie est clairement apparue. Le pays, plombé par l’alourdissement de la dette et une croissance ralentie au début de la pandémie, a connu cette année 2021 un coup de frein économique plus sévère que la majorité des autres pays africains. Ainsi, le Produit Intérieur Brut (PIB) s’est contracté en 2020, de 9 %. Le chômage s’est considérablement aggravé, pour passer de 12 % avant la pandémie de Covid-19 à 21 % au second trimestre 2021. Les femmes sont particulièrement touchées. La précarité et la pauvreté devraient s’accroître, à l’opposé de la tendance observée ces deux dernières années. Le taux d’extrême pauvreté, quant à lui, est néanmoins resté inférieur à 2 % en 2021. Les importations et les exportations de marchandises ont progressé respectivement de 12 % et 22 %, selon le journal de l’Afrique.
Au premier trimestre 2021, les recettes fiscales ont augmenté de 21 %, alors que les recettes non fiscales ont baissé de 82 %, ce qui a conduit, entre autres, à une augmentation de 2 % des recettes globales. Globalement, le déficit budgétaire a été réduit de 31 %, ce qui s’inscrit dans le but de le ramener à 8 % du Produit Intérieur Brut en 2021.
Il est à noter que le gouvernement tunisien a signé ce mardi matin un accord avec le groupe de la Banque mondiale afin d’obtenir un prêt de 250 millions de dollars pour soutenir la campagne vaccinale dans le pays.