Home » Default » Le sommet de Paris préconise un soutien financier au continent africain après la crise sanitaire

L’économie africaine est frappée de plein fouet par la pandémie mondiale de Covid-19, qui a fait son apparition en février dernier dans la ville chinoise de Wuhan. La Banque Africaine de Développement (BAD) doit présenter ce mercredi un plan stratégique pour relever les pays du continent.
Les gouvernements africains veulent planifier la reprise afin de tenter de secourir leurs économies au bord du gouffre. Selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale, après un an de crise sanitaire, le continent africain vivra cependant sa première récession en 30 ans avec un recul de 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB).
Même si les gouvernements ont décidé d’assouplir les dispositions de confinement, le continent africain est néanmoins loin d’avoir tourné la page de la crise sanitaire. Il souffre également des conséquences du coronavirus sur son économie déjà affaiblie… Selon le journal de l’Afrique, le chemin vers la reprise sera ainsi fastidieux.

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Dans la lutte engagée contre la pandémie mondiale de coronavirus, plusieurs pays d’Afrique ont su prendre l’initiative et lancer des actions innovantes et audacieuses en vue de créer des emplois, de protéger les citoyens, de sauver des vies, et de contrer l’expansion du virus.
Selon David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale, les pays africains, notamment les plus vulnérables, ne doivent pas être abandonnés et une importante aide financière est ainsi indispensable afin de relancer leurs économies, sévèrement frappées par la crise sanitaire.
Le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, estime que jusqu’à 390 milliards de dollars de financements complémentaires sur la période 2022-2026 seront essentiels aux pays d’Afrique, en vue de renforcer la réponse apportée à la pandémie. Les dirigeants africains envisagent une réponse en 2 étapes : renforcer le secteur privé et répondre aux besoins de financement immédiats.
Malgré un budget serré, la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) n’ont pas hésité dès le début de la crise à débloquer 30 milliards de dollars dans le but de soutenir les économies africaines.