Home » Default » Le sommet de Paris préconise un soutien financier au continent africain après la crise sanitaire

La crise de la pandémie mondiale de coronavirus, ayant fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, a entraîné une explosion de la dette publique de l’Afrique. A l’initiative du chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, dirigeants européens et africains se réunissaient vendredi en France, quelques jours après avoir demandé ‘un moratoire immédiat’ sur les dettes du continent jusqu’à la fin de la crise.
Les États africains ne doivent pas être abandonnés. Une aide financière est ainsi importante, voire primordiale, pour relancer leurs économies frappées par la crise.
Selon David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale, cet engagement doit cependant se traduire par davantage de marges de manœuvre budgétaire pour les pays d’Afrique et une accélération de la campagne de vaccination contre la pandémie de coronavirus.
“Environ 350 milliards de dollars de financements complémentaires sur la période 2022-2026 seront ainsi essentiels aux États africains, en vue de renforcer la réponse apportée au virus”, estime Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI).

 

      Accroître l’efficience des systèmes fiscaux

Après la priorité accordée à la lutte contre le nouveau coronavirus, les dirigeants européens et africains, présents au sommet, envisagent néanmoins une réponse en 2 étapes : renforcer le secteur privé et assurer les besoins de financement immédiats.
“On est réunis ici en vue d’inverser ce qui s’est développé, un décalage trop risqué entre les pays en développement et les économies avancées, particulièrement en Afrique”, a déclaré Emmanuel Macron, le président de la République française.
Il est important de rappeler que les gouverneurs de banques centrales du G20 (groupe des vingt : groupe composé des 20 pays les plus riches) et les ministres des Finances ont soutenu, en octobre dernier, la prolongation, voire l’annulation d’un moratoire sur le remboursement des dettes des pays africains face à la crise du covid-19 et un renforcement de plus de 780 milliards de dollars (américains) de ces réserves.
A noter que 41 milliards de dollars seulement de ces réserves seront allouées au continent africain.
Selon le dernier rapport de la banque mondiale, le continent africain devrait connaître en 2023-2024 une croissance de l’ordre de 6 %, même si ce n’est que dans des proportions modestes.