Home » Default » L’économie mondiale à l’arrêt…

C’est dans un contexte de faible inflation, avec des perspectives de croissances sombres et des taux d’intérêt très bas, que la pandémie mondiale de Covid-19 frappe la planète. Ce virus, semblable au Sras – provoquant des pneumonies violentes chez les patients atteints – et les dispositions de riposte (couvre feu, confinement, fermeture des écoles, des commerces et des restaurants, distanciation sociale, etc.) que celui-ci implique ne sont pas sans effet sur l’économie mondiale, puisqu’ils entraînent, entre autres : les faillites et le chômage, l’augmentation des soutiens aux sociétés (exonérations fiscales, fourniture de liquidités) et aux ménages (report de paiements d’impôts, subventions salariales, allocations-chômage, transferts), l’augmentation des dépenses (soins de santé, dépistage), la diminution des recettes fiscales et la réduction de la production. Cela augmenterait les ratios d’endettement public de la majorité de pays dans le monde et dégraderait les soldes budgétaires de certains, souligne le journal de l’Afrique.

   La crise du coronavirus menace la stabilité financière

D’après le Fonds Monétaire International (FMI), le nouveau coronavirus, apparu en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, est entrain de déstabiliser l’économie planétaire et conduirait cette dernière à une récession du fait de la diminution d’activité importante observée, au cours du troisième trimestre 2020, en Asie. On a aussi assisté à une importante volatilité des marchés boursiers mondiaux causées notamment par les incertitudes concernant les effets et la durée de l’épidémie de Covid-19, et à la diminution des prix des matières premières (particulièrement les cours des métaux industriels et ceux du pétrole). Selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale, le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, a impacté significativement les marchés mondiaux. Il est cependant enregistré la diminution du rendement des obligations refuges, la diminution des cours du pétrole, l’augmentation des écarts de taux sur les marchés du crédit, et une très forte diminution des cours des actions. On a également assisté à une aggravation importante de la variation des prix des actifs, selon indice bonheur pays. Une très forte détérioration de la liquidité du marché a été ainsi notée, ainsi que des tensions financières sur les principaux marchés mondiaux à moyen terme.
En ce qui concerne les effets de la pandémie sur le système financier ou encore bancaire, la majorité des experts s’accordent néanmoins sur la possibilité d’une instabilité financière dans le temps, à l’absence des dispositions de riposte efficaces et adaptées, qui passerait particulièrement par : le manque de coopération internationale, la mauvaise gestion du risque de crédit, les dispositions de riposte inadaptées, le manque de liquidité, le manque de communication entre les organismes bancaires et les instances de contrôle, l’absence d’une communication honnête et claire des gouvernements autour de cette pandémie mondiale, et enfin, l’incertitude et la peur.