Home » Default » Les différentes leçons d’un ramadan passé sous la menace du Covid-19

La discipline face à l’expansion de la maladie du Covid-19 a très largement prévalu surtout durant le mois béni en Islam, le mois de jeûne.

Le mois de jeûne qui vient tout juste de s’achever pour les 1.8 milliards de fidèles dans les quatre coins du monde, toutefois le mois de ramadan 2020 aurait été un mois assez particulier, en raison des différentes mesures mises en place par les gouvernements et les autorités musulmanes. En effet, plusieurs décisions ont été mises en place et ont été maintenues durant le mois béni dont les mesures de confinement, l’interdiction de se rassembler et la fermeture de tous les lieux de culte, afin de limiter la propagation de la pandémie du Coronavirus. Par conséquent, toute la partie sociable de ce mois béni de la rupture du jeûne en famille jusqu’à la prière du soir en groupe en passant par les soirées ramadanesques, a été bouleversée. Toutes ces pratiques ont été limitées à l’espace privé.

L’objectif, préserver la vie humaine

Avec la propagation de la maladie virale, les autorités religieuses musulmanes ont très tôt décidées de réagir grâce à l’injonction cité au niveau du Coran, et plus précisément au niveau de sourate Al Maidah en mettant en place toutes les mesures sanitaires adéquates. En effet, au niveau de sourate Al Maidah, verset 32, Allah invite l’être humain à se consacrer afin d’aider et de sauver la vie d’autrui, « Celui qui sauve un être humain, c’est comme s’il sauve toute l’humanité.

Les mesures prises par les autorités musulmanes

Ainsi, les autorités musulmanes ont décidé de mettre en pratique les différentes valeurs de leur foi notamment la préservation de la vie humaine, au dessus de toutes autres pratiques ou rituels. En effet, l’Arabie Saoudite a décidé depuis le début de l’expansion de la maladie, au cours du mois de mars de fermer les deux mosquées saintes, celui de Medine et de la Mecque, en suspendant toutes pratiques en relation avec le pèlerinage « Omra ».

En outre, une grande incertitude pèse sur le pèlerinage obligatoire ou aussi appelé le grand pèlerinage, « Hajj », qui est prévu au mois de juillet prochain.

La mosquée Al Aqsa se trouvant à Jérusalem, qui constitue le troisième lieu saint en Islam, a aussi été fermée depuis le mois de mars suite à la décision prise par le gouvernement de la Jordanie, qui assure l’administration de ce site religieux. La fermeture de tous les lieux de culte a généralement prévalu comme c’est le cas au niveau de la bande de Gaza, jusqu’à la décision de Hamas. En effet, depuis le 22 mai, les islamistes de Hamas, ont décidé l’ouverture des mosquées afin d’accomplir la prière du vendredi.