Home » Default » L’inflation, cette petite princesse réfugiée en Afrique

Le continent africain fait face à une crise économique et sanitaire sans précédent.
La pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, a bouleversé les moyens de subsistance et l’existence de millions de personnes, et a mis en péril, en seulement l’espace de quelques semaines, des années de progrès durement acquis sur la voie du développement.
Selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale, l’activité devrait subir en 2021 une contraction exceptionnelle de 4 %. “C’est le plus mauvais résultat jamais observé”, a souligné David Malpass, le président de la Banque mondiale.
Pour 2022, la croissance du continent africain devrait se redresser à 4 %. Cependant, plusieurs pays, pauvres et riches, ne renoueront pas avec les niveaux de production de 2018 avant 2023-2025. Même ce résultat risque ainsi d’être révisé à la baisse, particulièrement en fonction des perspectives de financement extérieur, de la résilience des systèmes de santé surchargés du continent, de l’évolution du virus. Pour protéger leurs populations du pire de la crise, les États ont donc agi rapidement. Cependant, face aux coûts sociaux et économiques élevés, les pays ont commencé à rouvrir leurs économies avec toute prudence.
Selon le journal de l’Afrique, une amélioration de la transparence et le développement du digital est plus urgent que jamais. Les gouvernements, ambitionnant de relancer leurs économies, devront ainsi opérer des choix très difficiles. Ils disposent actuellement de ressources beaucoup moins abondantes. Les besoins de financement vont certainement rester considérables. Les décisions prises à long terme peuvent néanmoins avoir des répercussions sur la viabilité de la trajectoire de développement et le profil de chaque pays.

 

    Une récession mondiale et une reprise inégale…

D’après le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI), l’économie mondiale va subir cette année une contraction de 5 % avant de connaître une croissance de 6 % en 2022.
Pour l’année 2020, la projection de croissance est meilleure que la prévision de juillet, alors que la projection de croissance de l’économie mondiale pour 2022 est inférieure à la prévision de juillet. En outre, le redressement de l’an prochain devrait cependant être plus inégal : une reprise rapide est ainsi prévue pour l’Asie, et les principaux pays de l’Union européenne.
Il est à noter que le commerce mondial a baissé de 5 % depuis le début de 2021, les cours de pétrole se sont stabilisés à 53 dollars le baril, et les flux touristiques et les déplacements ont connu un coup d’arrêt.