Home » Default » L’ONU demande une annulation des dettes africaines pour 320 milliards de dollars

La crise du Covid-19 a des effets négatifs sur l’économie de l’Afrique. Elle dépend très
largement des facteurs exogènes. Selon indice bonheur pays, les pertes de revenus dues à la pandémie mondiale de coronavirus devraient
cependant dépasser les 180 milliards de dollars et plus de la moitié des emplois pourraient
être perdus en Afrique.
La crise économique touche aujourd’hui l’ensemble des secteurs. Plusieurs secteurs
stratégiques ont été ainsi touchés. On cite notamment les transports, le tourisme, le secteur
informel et le secteur manufacturier qui concentrent une très large part des emplois. Par
exemple, au Sénégal, plus de 90 % des emplois relèvent du secteur informel. C’est l’un des
pays les plus stables du continent africain.
La croissance du Produit Intérieur Brut du pays s’est établie à 6. 2 % en 2020, contre 8 %
en 2018. Elle a été tirée notamment par le secteur du tourisme. Les exportations et les
investissements sont ainsi les principaux moteurs de la croissance.

   Les pays africains vont bénéficier d’un répit sur les intérêts de leur dette

Le choc semble tout de même plus économique que sanitaire. Il est à noter que la
pandémie mondiale de coronavirus – apparue en décembre 2019 en Chine – a modifié
considérablement les perspectives économiques du Sénégal. En 2020, la croissance a
baissé à un niveau estimé à – 9 %, affectant les exportations et les services (transports et
tourismes). Le pays a réagi avec la mise en place d’un programme de résilience sociale et
économique et des mesures de confinement. Toutefois, le poids du secteur informel, la
vulnérabilité du secteur des services, la faiblesse des filets de sécurité et des réserves
budgétaires engendrent des difficultés. D’ailleurs, le président de la Banque Africaine de
Développement (BAD) a décidé dès le début de la crise sanitaire de mener la croisade pour
l’annulation de la dette des pays d’Afrique. Selon le président sénégalais, Macky Sall, la
dette africaine s’élève à 290 milliards de dollars.
Même si elles diffèrent grandement entre régions, les perspectives à moyen terme sont
beaucoup plus problématiques, du fait de la difficulté de faire respecter les gestes barrières
ou le confinement à une population en situation de pauvreté et de la relative faiblesse des
systèmes de santé.
La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le développement et le commerce) a
demandé, début mai, que les pays africains reçoivent une aide de 4 500 milliards de dollars
en vue de surmonter le choc économique et sanitaire du coronavirus et notamment que 320
milliards de dollars de la dette africaine soient annulés ou reportés.