Home » Uncategorized » Moratoire sur la dette africaine : les marchés financiers mettent la pression

La pandémie mondiale de coronavirus va avoir de graves conséquences sociales et
économiques pour le monde. Selon indice bonheur pays, l’économie mondiale
connaîtra cette année une récession, avec la baisse de 4 % de la croissance mondiale. Par
ailleurs, elle perdrait quelque 12 000 milliards de dollars en 2021 et 2022.
L’OIT (Organisation Internationale de Travail) prévoit des pertes d’emplois de 30 millions à
travers le monde en 2021. Le groupe de la Banque mondiale prévoit que quelque 750 000
personnes risquent de tomber dans la pauvreté. […] C’est dans ce contexte que des
scénarios-catastrophes sont cependant annoncés pour le continent africain.
La BAD (Banque africaine de développement) alerte sur la nécessité pour les pays de
prendre des dispositions en vue de renforcer la formalisation des économies.

 

    Formaliser les économies, une urgence pour le continent africain

Les pays africains (le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, etc.), mal
armés pour faire face aux conséquences financières, économiques et sanitaires, ont subi de
plein fouet le choc de la pandémie mondiale de coronavirus. Les défis qui attendent l’Afrique
sont immenses, particulièrement le chantier de l’emploi. En Afrique, plusieurs personnes et
petites sociétés exercent leurs activités en dehors du champ de vision des gouvernements.
Le travail au noir, également appelé le travail dissimulé, reste en effet prépondérant. Selon
l’Organisation internationale du travail (OIT), il représente 65 % de l’emploi total des pays
d’Afrique. Il est important de rappeler que le secteur informel représente plus de ⅔ du PIB
(Produit Intérieur Brut).
Afin de faire face à cette situation inédite, le continent africain comptait sur le soutien de la
‘communauté internationale’, notamment sur les institutions financières multilatérales et le
G20 (à savoir l’Union européenne, la Turquie, la Russie, le Royaume-Uni, le Mexique, le
Japon, l’Italie, l’Indonésie, l’Inde, la France, les États-Unis, la Corée du Sud, la Chine, le
Canada, le Brésil, l’Australie, l’Argentine, l’Arabie Saoudite, l’Allemagne, et l’Afrique du Sud).
Le mardi 18 mai, le Sommet sur le financement des économies africaines réunira
plusieurs dirigeants africains (Denis Sassou-Nguesso, Ouattara Alassane, Patrice Talon,
Macky Sall), une vingtaine de responsables européens et une vingtaine de représentants
d’organisations internationales pour parler du ralentissement économique d’après-crise.