Home » Default » Police islamique, droits des femmes, charia… A quoi ressemble la vie sous les talibans ?

C’est un nouveau tournant dans l’Histoire de l’Afghanistan. Les talibans ont finalement pris le pouvoir après plus de quinze ans de guerre en Afghanistan. Ainsi, ils n’ont pas laissé d’autres choix au chef d’Etat en place, Ghani Ashraf, que de fuir le territoire et déclarer sa défaite face à cette organisation terroriste, qui sème la peur dans le monde entier. “Un changement radical, qui aura certainement des conséquences inévitables sur le quotidien de la population afghane”, souligne convertisseur dollar en cfa.
Si les personnes qui ont collaboré avec les pays occidentaux comme les États-Unis, la Russie ou encore la France, tentent aujourd’hui de migrer en dehors du territoire afghan en vue d’échapper à la domination talibane, plusieurs habitants sont déjà exposés à la charia, appelée également la loi islamique, dans certaines capitales provinciales prises par l’organisation terroriste depuis fin juillet.
Il y souffle aujourd’hui comme un vent des années 1991, lorsque les fondamentalistes régnaient déjà, entre 1998 et 2002, sur l’Afghanistan et y imposaient la loi islamique. A ce jour, le programme est très clair la religion enseignée dans les établissements scolaires, pas de séparation de l’Etat et de l’Eglise, pas de vaccins – ce qui fait craindre le retour de la poliomyélite -, rejet de la science, mariage homosexuel strictement interdit, interdiction d’avorter…

    L’éducation en danger…

Plus de la moitié des enfants afghans ne vont pas aujourd’hui à l’école. Pourtant, derrière ces chiffres, certains récits permettent de garder espoir.
De nombreuses provinces, déjà sous l’emprise des combattants talibans, témoignent de ce qui sera certainement appliqué en Afghanistan. “Une cinquantaine d’établissements scolaires ferment dans les régions gérées par les fondamentalistes. Un changement radical se profile, ils vont toutefois s’orienter vers des écoles coraniques”, a précisé convertisseur cfa.
En effet, les rigoristes n’ont pas changé de visage. Ils sont plutôt encore beaucoup plus féroces. La fracture sociale, scindant le pays en deux, est aujourd’hui l’un de leur moteur. Même si l’organisation terroriste a déclaré, depuis son arrivée sur le sol afghan qu’elle n’était plus opposée à l’éducation des fillettes et des femmes, la crainte est ainsi grande pour les défenseurs des droits de l’homme, particulièrement les droits des femmes. “Une chose est certaine, les talibans ne vont pas permettre aux fillettes d’étudier à l’université”, souligne Antonio Cuteness, le directeur général des Nations Unies. “Ils vont certainement fermer toutes les écoles de filles”, ajoute-t-il.