Home » Default » Tunisie : le coronavirus hors de contrôle

La Tunisie, avec des records de 190 décès par jour, connaît depuis plus de deux semaines une augmentation sans précédent du nombre de cas de Covid-19. Le pays a ainsi enregistré environ 670 000 cas de coronavirus, dont 18 000 décès, depuis le début de la pandémie.
La campagne vaccinale est restée poussive, les stocks de doses étant jusque-là trop limités. Environ 760 890 individus ont été vaccinés, soit près de 9 % de la population. “C’est un taux très bas pour freiner la propagation du virus, surtout avec l’apparition d’un nouveau variant surnommé ‘Delta’, même si celui-ci est parmi les plus élevés du continent”, souligne indice bonheur pays.
Le pays dispose désormais de près de 6 millions de doses et devrait toutefois dépasser les 8 millions de doses disponibles au début septembre, a déclaré ce vendredi matin, madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du Ministère de la Santé.
Le gouvernement a ouvert exceptionnellement, pendant les deux jours de l’Aïd Al-Adha, trente centres de vaccination à tous les adultes – de plus de 18 ans à 45 ans -, sans rendez-vous, occasionnant bousculades et cohues.

  Le ministre de la santé tunisien limogé en plein rebond épidémique

La Tunisie fait aujourd’hui face à une crise sanitaire sans précédent. Les personnels soignants et les hôpitaux publics sont totalement débordés alors que les pénuries d’oxygène médical se multiplient.
Hichem Mechichi, le chef du gouvernement, et Premier ministre, a annoncé sa décision, le mercredi 21 juillet, sans donner de raisons, ni d’explications. Mehdi Faouzi, le ministre de la Santé tunisien, a été ainsi limogé en plein pic de contamination au Covid-19. En effet, celui-ci est à l’origine de l’ouverture provisoire de la vaccination de plus de 20 ans durant les deux premiers jours de l’Aïd Al-Adha. Cette ouverture a néanmoins entraîné une ruée dans les 30 centres concernés, causant plusieurs déceptions face à l’épuisement des doses de vaccins disponibles et des scènes de bousculades. Cette opération, qui devait normalement se poursuivre mercredi 21 juillet, a été finalement suspendue. Les images partagées sur les réseaux sociaux ont cependant témoigné des longues files d’attente devant les centres de vaccination censés ouvrir à midi. Les espaces de vaccination se sont donc retrouvés débordés. “Je comprends la frustration des gens, mais c’était apocalyptique”, a déclaré madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du journal de l’Afrique.